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6 Commentaires

Avant Première Sherlock à France 4

Avant Première Sherlock à France 4

Mercredi 15 février 2012. 20 h. Siège de France Télévisions. Une centaine de personnes patientent gentiment. Mais pour quoi faire ? Rencontrer Laurent Romejko ? Participer à l’enregistrement d’une émission ? La réponse se trouve outre-Manche, du côté du 221B Baker Street londonien.

France 4 avait décidé de mettre les petits plats dans les grands pour annoncer la prochaine diffusion de la saison 2 de Sherlock sur son antenne qui commence samedi 18 février à 20 h 35. Elle a donc permis à une centaine de fans d’obtenir une invitation pour assister à la projection en avant-première du premier épisode de cette deuxième saison : A Scandal in Belgravia (devenu en français Un scandale à Buckingham. Passons). Autre bonne surprise : cette projection a eu lieu en présence de Steven Moffat, cocréateur et coscénariste de la série avec Mark Gatiss. Cerise sur le gâteau : l’épisode est présenté en VO sous-titrée. Car oui, mesdames et messieurs, France 4 vous proposera Sherlock en VM, ce qui est une très bonne nouvelle, bien que le doublage français soit de très bonne qualité.

Les événements séries proposés au public ne sont pas si nombreux, voire inexistants (à l’exception peut-être de la Nuit Kaamelott organisée au Gand Rex en mars 2009 pour présenter en avant-première la quasi-totalité du Livre VI aux fans). On peut donc saluer l’initiative de la chaîne. Chaîne qui s’est présentée, en préambule à la projection, comme une chaîne amoureuse des séries. Des séries britanniques à n’en pas douter avec Dr Who, Torchwood, Being Human et Sherlock bien sûr. Espérons que bientôt, elle aura les moyens de produire des œuvres tout aussi innovantes.

20 h 30. Les lumières s’éteignent, le show peut commencer.

Une heure et demie plus tard (enfin, un peu plus si on compte les quelques minutes d’interruption en pleine projection), Steven Moffat arrive sur scène porté par des applaudissements nourris. Le voilà prêt à répondre aux questions du public. Steven Moffat est un être à part et comme son personnage de Sherlock, il peut agacer. Il adore taquiner ceux qui l’interrogent et induire en erreur les journalistes. Mais Steven Moffat a aussi une grande qualité (en dehors de son talent d’écriture bien sûr) : être absolument truculent. Il l’avait été lors du dernier Comic Con et ce fut encore le cas durant cette soirée.

Voici ses réponses les plus intéressantes.

Le travail de coécriture avec Mark Gatiss

On se nomme coscénaristes, mais techniquement, nous ne le sommes jamais, nous collaborons simplement. On parle de ce que l’on veut raconter, de comment on va le faire et on échange des idées. Mais nous écrivons nos propres scénarios séparément. Nous n’avons pas besoin d’être dans la même pièce pour écrire les dialogues.

L’importance du texte à l’image

Nous avons tourné The Great Game (le dernier épisode de la saison 1) en premier il y avait beaucoup de texte. Paul McGuigan (le réalisateur) n’aime pas changer d’images pour montrer du texte, il a donc décidé de le mettre à l’écran. Au départ, je pensais que cela allait être affreux, mais un jour, je suis passé à la salle de montage et j’ai trouvé que c’était brillant. À ce moment-là, j’étais en retard pour l’écriture de mon scénario de A Study in Pink (premier épisode de la saison 1), malheureusement, et j’ai tellement aimé cet effet que j’ai tout fait pour l’utiliser au maximum, comme dans la scène où Sherlock déduit ce qui est arrivé à la femme assassinée vêtue de rose. Et ensuite, tout le monde a essayé d’appliquer cet effet le plus possible. Mais l’idée revient tout d’abord à Paul McGuigan.

Moriarty

Le problème avec Moriarty, c’est que depuis, tous les super vilains sont des copies conformes en moins bien. Ils parlent comme lui, ils ont ses manières. Si vous regardez bien, Goldfinger, c’est lui. Donc, si on l’avait montré comme il était dans l’oeuvre originale, cela aurait été très cliché. Nous avons donc décidé de la faire différemment, plus psychopathe. Lorsqu’Andrew Scott a passé l’audition, Moriarty n’était pas censé apparaître dans The Great Game. Mais il a été tellement brillant que nous avons décidé d’ajouter cette scène dans l’épisode, ce qui a donné la scène finale dans la piscine.

Comment réussir à se mettre dans la tête de Sherlock pour écrire ?

On ne peut pas, c’est un personnage de fiction ! Avec Sherlock, vous ne savez jamais ce qui se passe dans sa tête et c’est ce qui fait sa magie. Dans l’oeuvre de Conan Doyle, les histoires sont racontées à travers le regard de Watson, sauf deux histoires qui sont de point de vue de Holmes et elles ne fonctionnent pas.

L’humanisation de Sherlock

Si vous regardez les histoires originales, au départ, on voit un Sherlock amoral, plutôt froid, autiste. Mais au fil du temps, il évolue, et même s’il ne devient pas vriament un héros ou un homme sympa, il devient plus chaleureux, courageux et plus héroïque. Donc oui, nous avons voulu montrer cette évolution et dans cette deuxième saison, nous avons placé Sherlock face à des émotions difficiles. Il devient un homme, au sens plus humain et plus adulte. Notre Sherlock n’en est encore qu’à ses débuts, il est toujours en développement. L’idée est de ne jamais le réduire.

La campagne I believe in Sherlock

On est au courant, on nous envoie des photos et on trouve ça fantastique. C’est du marketing viral qu’on n’a pas besoin de faire ! On ne pensait pas que la série aurait un tel impact. J’imagine ceux qui n’ont jamais vu la série et qui tombent sur ces affiches : « Comment ? Sherlock Holmes était réel ? Et James Bond aussi ? »C’est excitant.

L’Elemantary de CBS

Petit rappel des faits. La chaîne américaine a annoncé il y a quelques semaines son projet d’adapter le Sherlock Holmes de Conan Doyle à New York… à notre époque. Dès cette annonce, les producteurs du Sherlock de la BBC, dont Sue Vertue épouse de Steven Moffat en tête, sont sur le pied de guerre et très attentifs à tout éventuel plagiat. Mercredi 15 février, le nom de l’acteur choisi pour interpréter le célèbre détective est tombé : Johnny Lee Miller. Ironie du sort, il était il y a encore quelque semaines sur les planches londoniennes en compagnie de Benedict Cumberbatch pour le Frankenstein de Danny Boyle.

La réponse de Steven Moffat, soufflée par sa femme Sue Vertue : « No comment ! »

Ce no comment en dit long et semble indiquer que des poursuites judiciaires de la part des producteurs de la série anglaise ne sont pas à exclure. Affaire à suivre.

Sherlock, rediffusion de la saison 1 et diffusion de la saison 2 sur France 4 à partir du samedi 18 février à 20 h 35 en VM.

Merci au Club 300 pour l’invitation et si vous voulez en savoir plus sur la série Sherlock c’est ici.

Article signé Carole / Astiera

Commentaires

  1. Deadwood

    Enfin des articles !!!!!

    @Astiera : Est-ce qu’il y a eu des questions sur la version ciné de sherlock?

  2. Emportée dans mon élan, je me suis quelque peu enflammée en annonçant Torchwood sur l’antenne de France 4. Comme vous le savez toutes et tous, la série est diffusée sur NRJ12.

    @Deadwood : oui, la question lui a été posée. Il a été politiquement correct en répondant qu’il avait bien aimé le premier film (il n’a pas vu le deuxième), que c’était réussi pour un blockbuster à l’américaine et qu’ils avaient bien fait de partir des des extrêmes et de ne pas vouloir fare une fidèle adaptation.

  3. Widipia

    Donc,si j’ai bien compris,France 4 rediffuse la première saison et diffusera la seconde juste après. Cela est sûr ?

  4. Oui, c’est tout à fait ça. La saison 2 commencera donc le samedi 10 mars.

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